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Les blâmes répétitifs de la chancellerie sur des magistrats : Quelle valeur juridique ?


Entre la chancellerie et l’Union des Magistrats du Sénégal, les relations n’ont jamais été de tout repos et sur fond de la quête perpétuelle  de l’indépendance de la justice, cette association de magistrats est toujours tenue en respect par la haute hiérarchie qui la surveille comme le lait sur le feu. Tout débordement ou comme  tel est source de poursuite devant le Conseil de discipline de la magistrature. C’est le cas des magistrats Ousmane Kane et Souleymane Teliko, président de l’Union des magistrats du Sénégal.

L’indépendance de la justice est-elle la bête noire des pouvoirs qui se sont succédé  dans notre pays ? La remarque est d’autant plus importante qu’on ne saurait occulter les enjeux politiques  cet idéal de justice qui pose plus de problème qu’il n’en résout  entre la chancellerie et  ses acteurs.

Sous le règne du président Abdoulaye Wade, l’ancien président de l’Union des magistrats du Sénégal a  été traduit devant le Conseil de discipline pour des prises de position publiques portant sur des revendications pour améliorer la situation des magistrats et de la Justice.

La session du Conseil de discipline avait fini par ne retenir aucune faute ou sanction. Sous le règne du Président Macky Sall, c’est le magistrat Ousmane Kane qui écope le premier d’un blâme pour avoir tenu une conférence de presse après les accusations du juge Yaya Amadou Dia à son encontre.

Aujourd’hui c’est au tour de Souleymane Teliko d’être traduit le Conseil de discipline pour avoir violé son serment selon  la chancellerie, relativement à l’affaire Khalifa Sall et du juge Ngor Diop. La question aujourd’hui est de se demander si ces blâmes distribués aux magistrats accusés de prévarication ont une valeur juridique au sein du Temple de Thémis ?

De toute évidence, les Sénégalais y voient toujours cette volonté de la chancellerie de museler les magistrats et les mener en bateau pour pouvoir  atteindre ses objectifs politiques majeurs.Et cette situation est d’autant plus inquiétante qu’elle apparait préjudiciable au sénégalais pour qui le droit est toujours dit !

Assane SEYE-Senegal7

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