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GAMBIE – LE MANDAT DE LA COMMISSION VÉRITÉ, RÉCONCILIATION ET RÉPARATIONS PROLONGÉE

GAMBIE – LE MANDAT DE LA COMMISSION VÉRITÉ, RÉCONCILIATION ET RÉPARATIONS PROLONGÉE

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BANJUL – Ayant reçu un mandat de deux ans en 2018, afin d’enquêter sur les abus commis de 1994 à 2017, soit durant le règne Jammeh, la Commission Vérité,

Réconciliation et Réparationss n’a toujours pas terminé ses auditions. Il lui reste encore quelques épisodes phares du règne de l’ex-dictateur gambien, comme le massacre d’une cinquantaine de ressortissants ouest-africains en 2005, la répression de la manifestation estudiantine en 2000, le massacre d’opposants de 2016 etc.

Afin de parachever son mandat, la Commission a formulé une demande de prolongement de son mandat jusqu’en juin 2021 pour remettre ses recommandations. Une requête reçue favorablement par la tutelle, a informé ce matin la Commission.

Pour justifier le prolongement de son mandat initialement fixé à deux ans, la Commission vérité, réconciliation et réparations invoque deux raisons majeures. La première, malgré ses intenses activités ces deux dernières années, il reste à la structure d’enquêter sur des épisodes phares qui ont rythmé le règne Jammeh. Parmi lesquels on peut citer le massacre d’une cinquantaine de ressortissants ouest-africains par les « junglers », l’escadron de la mort de Jammeh, en 2005.

La disparition du journaliste chief Ebrima Manneh,en 2016. Les violations en cascade de la constitution gambienne, la répression de la manifestation estudiantine de l’an 2000 qui a fait 16 morts. La répression de la manifestation d’avril 2016 dont le meurtre de l’opposant Solo Sandeng, les violences sexuelles et le chapitre sur les « Junglers ».

Course contre la montre

Des auditions qui prendront du temps pour être parachevées. La seconde raison invoquée justifiant le prolongement du mandat de la Commission, il s’agit du retard accusé dû à l’interruption de ses auditions conformément aux mesures de restrictions prises pour freiner la pandémie de covid-19. Dans un communiqué de presse de ce mercredi, la Commission indique que le garde des Sceaux et ministre de la Justice lui a notifié que le chef de l’État, a répondu favorablement à la requête.

Un prolongement de six mois, synonyme de course contre la montre. Jusqu’en mai 2021, la structure poursuivra ses auditions et préparera pendant le reste des mois de mai et juin le rapport final de ses recommandations. Un travail attendu par tout un pays qui sera soumis au chef de l’Etat, début juillet, conclut le document.

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