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Trump, le chantre de l’antisystème s’écroule, le Système continue (Par Mamadou Mouth BANE)




Le règne de l’antisystème a été éphémère telle une pluie hors saison. Ce fut juste un slogan inventé par la presse occidentale pour qualifier les néophytes qui avaient réussi leur premier coup d’essai politique. Là, malheureusement, Donald Trump l’icône de l’antisystème à travers le monde, s’est perdu face à ce Système têtu qui revient en force au pouvoir pour continuer sa gouvernance à travers Joe Biden (ou Idrissa SECK au Sénégal). L’antisystème, tout comme les individus qui l’incarnent, est une bulle qui ne résiste pas au vent, ni au moindre mouvement. La chute prématurée de Donald Trump, précurseur du système de l’antisystème est une preuve de la fragilité de cette pensée, de ce courant politique qui tire sa source de l’auto isolement.

Par ailleurs, le 45e Président de la République des Etats-Unis d’Amérique n’a pas pu résister face à l’offensive de la Covid19 et aux conséquences socio politique du meurtre de George Floyid. Cet adepte de l’antisystème allait créer une guerre communautaire aux Etats-Unis d’Amérique de ses nombreuses maladresses dans sa gouvernance, ses excès dans son discours déconsolidant de l’ordre mondial, son caractère belliqueux rébarbatif. Avec Trump l’antisystème, le monde a frôlé une 3e guerre mondiale dans sa guéguerre contre Kim-Jong Un en Corée du Nord, et avec l’Iran à la suite de l’assassinat du Général Qassem Soleimani.

A travers le monde, nous remarquerons que la philosophie de l’antisystème est incarnée par des individus démentiels, marginaux habités d’un état d’esprit qui frôle l’idiotie ou le comique. Regardons autour de nous et observons les gesticulations de ceux qui se réclament de l’antisystème pour avoir enfin la conviction que ce sont des individus totalement en marge, foncièrement narcissiques, maladivement égocentriques, presque au seuil de la folie. Le peuple Américain avait élu un fou qui s’appelle Donald Trump. Il vient de faire preuve de grandeur en se débarrassant de cette erreur de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. Le Système n’est pas bon, mais l’antisystème est pire. Trump l’a confirmé.

Un nouveau monde est né. Une nouvelle ère s’ouvre ! Le monde fait ses premiers pas dans l’après-Trump. L’équilibre des relations internationales va se rétablir. La Communauté internationale s’est soulagée par des messages de félicitations adressés par des dirigeants du monde, depuis l’annonce de la défaite du président Donald Trump.
A travers Facebok, Twitter, Instagram et même devant la Maison Blanche, les Peuples du monde expriment leur enthousiasme face à l’effondrement du mur de l’antisystème.

Ce changement opéré par le peuple américain est précédé d’un remaniement effectué au Sénégal par le président Macky Sall qui s’est séparé de plusieurs ténors de son parti notamment : Amadou Bâ, Aly Ngouille Ndiaye, Makhtar Cissé, Aminata Touré, Boun Abdallah Dione, Maxime Ndiaye. Ce remaniement réalisé par le président Sall dans son Gouvernement et dans son Cabinet a été commenté sur tous les plateaux télés et radios sans que les raisons véritables qui sont à l’origine de ces changements, ne soient dévoilées. Car, seul le président Macky détient les secrets qui expliquent ce changement du gouvernement. Le leader de l’Apr sait bien ce qu’il veut faire et là où il veut aller. Il se donne ainsi les moyens politiques pour atteindre ses objectifs. Cette forme d’intelligence politique dont a fait montre le Président de l’Apr qui a bouleversé tous les pronostics, ne rassure pas ses adversaires politiques perturbés par l’arrivée spectaculaire d’Idrissa SECK.

La nomination du leader de Rewmi est fortement décriée par des analystes. Certains se sont étonnés de voir Idrissa SECK revenir sur ses engagements. Oui, il avait déclaré que jamais, il n’acceptera plus d’être nommé après avoir dénoncé la création du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) dont il a l’honneur de diriger aujourd’hui. Mais, depuis toujours, le reniement, la trahison, les séparations, les retrouvailles sont des ingrédients qui animent la vie politique sénégalaise. N’en déplaise aux petits saints ! Le terrain politique n’est pas un champ de vertu, ne l’oublions jamais.

L’indignation de certains face au reniement et à la versatilité de nos acteurs politiques est compréhensible. Toutefois, il faut se départir de l’indignation sélective et à sens unique. Le Sénégal est la terre est hommes politiques versatiles, aux paroles sans garantie. Quel est l’homme politique sénégalais qui ose lever sa main et dire : «Je n’ai jamais fait de wax waxete» ? Cela n’existe pas, le VAR est encore là. Le wax waxete» est devenu une arme politique mêmes les néophytes s’en servent à satiété. Alors, ne demandez pas à Idrissa Seck d’être autre qu’un acteur politique sénégalais.

Les Sénégalais continueront toujours à souffrir du caractère répugnant de nos politiques. Personne parmi les acteurs politiques sénégalais d’aujourd’hui, d’hier et même d’avant les indépendances, ne peut donner une leçon de morale politique ou de morale tout court à Idrissa Seck. Ils sont tous des politiciens ! Chers analystes, soyez alors juste avec Monsieur Seck. Si le reniement est une tare, il faut le combattre dans le cœur et les esprits des politiques.
La scène politique sénégalaise est un vase clos dans lequel, tous les éléments se communiquent directement ou indirectement. Les adversaires d’hier se retrouvent aujourd’hui, pour combattre l’ami d’avant-hier. Il faut regarder ceux qui étaient présents avant-hier, à la présentation du livre de Thierno Alassane Sall pour s’en convaincre. Ils sont instables, inconstants, inconséquents, qu’ils soient dans l’opposition ou dans le pouvoir.
Ils avalent aujourd’hui, ce qu’ils avaient vomi hier.

Ils applaudissent aujourd’hui, ceux qu’ils avaient hués hier.
Ils s’allient aujourd’hui avec ceux qu’ils avaient combattus hier.
Ils s’opposent aujourd’hui contre celui qu’ils avaient porté au pouvoir hier.
Ils entrent aujourd’hui, dans le Gouvernement qu’ils avaient combattu hier.
Ils abandonnent aujourd’hui, les combats qu’ils avaient engagés hier.

Par exemple, à la veille des élections législatives de 2017, toute l’opposition réunie avait rejeté l’organisation du scrutin par Abdoulaye Daouda Diallo (ADD). En 2019, lors de la présidentielle, les opposants ont organisé des manifestations pour exiger le départ de Aly Ngouille Ndiaye (ANN) du Ministère de l’Intérieur. Depuis lors, rien n’a changé. Et pire, encore, le président Sall vient de nommer Antoine Diome (AD) à la place de Aly Ngouille Ndiaye. Or, à l’instar de ses prédécesseurs ADD (législative 2017), ANN (présidentielle 2019), Antoine va s’occuper des élections locales de 2021 face à une opposition de salon qui ne fait que constater et subir.

Malgré les alertes répétitives sur le cas d’Antoine Diome, ces opposants attentistes en somnolence vont attendre d’être mis devant les faits déjà accomplis pour crier au scandale électoral. Or, comme Aly Ngouille Ndiaye et Abdoulaye Daouda Dialllo, Antoine Diome ne sera là que pour encadrer la victoire du camp de son patron.
Prenons aussi l’exemple de Thierno Alassane SALL qui vient de publier un livre qui revient sur les contrats pétroliers. Pourtant, ce même Thierno avait tenu un meeting et une conférence à l’UGB pour défendre Franck Timis. Il avait publiquement nié la corruption soulevée par les opposants d’alors notamment Mamadou Lamine DIALLO Tekki, Abdoul Mbaye ACT, Malick Gackou, GP etc… dans le dossier de PétroTim. Quelques mois après, c’est le même Thierno qui se dédit à la suite de son limogeage. C’est cette inconstance de nos acteurs politiques devant la vérité qui pose problème. Ils parlent selon le bord où ils se situent. Ce caractère versatile et alambiqué de nos acteurs politiques sera confirmé bientôt par Mme Aminata Touré qui rame vers l’opposition radicale.
Voilà pourquoi, les Sénégalais sont perdus et ils continuent de souffrir car, ils ne se retrouvent plus dans les actes que posent les politiques de tout bord.  

Au Sénégal, le pouvoir et l’opposition sont deux chambres communicantes unies par un pont appelé « intérêt personnel » sur lequel, les ambitions se croisent. Seul le citoyen médusé et abusé demeure l’unique victime de ce jeu qui n’arrange que cette caste de la classe politique.
Les hommes politiques sénégalais ne doivent plus vous surprendre. Il faut juste les considérer comme des individus normaux en quête d’un mieux-être. Le peuple n’existe que dans leurs discours publics qui ne reflètent pas souvent, ce qu’ils pensent réellement.
Ne croyez jamais à ce que dit un homme politique, essayez toujours de savoir ce qu’il  refuse de dévoiler. Sa vérité est toujours dans ce qu’il cache, ce qu’il ne dit jamais même en privé. S’il parle, il te trompe, s’il est silencieux, il te ment même en dormant. Alors, il faut combien de temps encore pour que le citoyen sénégalais en soit édifié pour de bon ?

Voilà comment sont malheureusement forgés les hommes et les femmes qui administrent le Système qui gouverne le monde, notre pays.
Les crises politiques (Israël, Palestine, Irak, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali), les guerres (froides ou armées), la pauvreté dans le monde et surtout en Afrique, la migration des jeunes au Sénégal sont à introduire dans le bilan négatif de cette classe politique mondiale, africaine, régionale et nationale.
L’arrivée de Joe Biden à la tête des USA va rétablir l’ancien Système qui a pris le dessus sur l’antisystème. Depuis hier, on se réjouit de l’élection de Biden qui n’est pas moins que la continuité d’Obama dont la vision s’articulait autour de la stabilisation des rapports au sein de la Communauté internationale.
Les Maîtres du monde ont rejeté Trump l’antisystème qui s’est lamentablement échoué pour renouveler sa confiance à ce Système symbolisant la continuité de l’état du monde d’avant Trump. A l’instar des Usa, d’autres pays qui ont essayé des prototypes d’antisystème iront, dès leur prochaine élection présidentielle, dans le sens indiqué par le peuple américain.

En élisant Trump, les Américains ont voulu démocratiser l’accès à la magistrature suprême. Là, ils ont démontré que tout citoyen, a le droit d’aspirer aux fonctions présidentielles, mais un peuple mûr ne doit pas faire confiance à n’importe quel citoyen. Surtout pas un antisystème qui s’éloigne de la normalité.
Trump, le timonier de l’antisystème a porté l’Etat hébreux sur ses épaules en faisant de Jérusalem la capitale de l’Israël perturbant davantage les relations dans cette partie du monde. Avec cet antisystème, les Etats-Unis ont frôlé la guerre civile à la suite de la mort de Floyid. Trump, Bible à la main, a voulu surfer sur les contradictions religieuses dans le but de noyer la colère des noirs américains irrités par le meurtre de Georges.
L’Afrique a pris sa part de l’insolence de cet homme hors du commun qui estime que le continent noir, c’est de la «merdre».

Le chantre de l’anti-Système était devenu une menace pour la sécurité et la stabilité de son pays. Le peuple américain en était conscient et il a vite fait de rectifier son erreur.
Face aux dérives de Trump, la presse américaine a été responsable. Lors de sa dernière déclaration d’avant-hier, des chaines de télévisions américaines avaient mis un terme à la retransmission en directe. Pour justifier cette censure contre Trump, certains présentateurs ont déclaré que : «le président mentait». Il accusait son adversaire de fraude et la presse américaine ne pouvait plus laisser cet homme ternir la démocratique de la première puissance mondiale. Cette attitude des média américains s’oppose à ce qui se passe au Sénégal où la presse se délecte des mensonges des hommes politiques.
Seulement, même si les journalistes détestent les mensonges proférés par les acteurs politiques, ils le répètent à longueur de journée.

Mamadou Mouth BANE

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