Multilatéralisme: «Donald Trump impose son propre agenda unilatéral»

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Le sommet du G20 s’est tenu en fin de semaine à Buenos Aires. Mais les grands sujets discutés à l’ordre du jour ont été largement éclipsés par la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping. Les Américains et les Chinois ont en effet convenu d’une trêve commerciale dans le conflit douanier qu’ils se livrent depuis plusieurs mois. Pour Elvire Fabry, chercheuse à l’institut Jaques-Delors, c’est la preuve que le président des Etats-Unis impose sa vision sur les grandes discussions internationales.

Les dirigeants des 20 plus grandes puissances mondiales se sont accordés, cette semaine en Argentine, sur la nécessité d’une refonte de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), afin de régler les contentieux commerciaux mondiaux. Et pourtant, le G20 s’achève avec un constat enfin avoué : « Le système commercial multilatéral ne fonctionne plus ».

Le président américain est en effet parvenu à imposer son propre tempo. « Donald Trump est en train de donner son empreinte à ces formats multilatéraux, en se retirant de toute une série d’enceintes multilatérales : le Conseil des droits de l’homme, l’ONU, l’accord de Paris… la liste s’allonge progressivement », constate Elvire Fabry, docteure en sciences politiques.

 

qui consiste à travailler de façon collective. Or, de plus en plus, nos partenaires préfèrent faire du bilatéralisme que du multilatéralisme. Cette évolution nous inquiète car le multilatéralisme permettait de rassembler toute la communauté internationale autour des problèmes du continent et de les régler de façon efficace, alors que le bilatéralisme débouche sur la juxtaposition des forces et de moyens. Il faut espérer que les spécialistes qui vont plancher sur cette thématique au forum pourront nous éclairer et orienter.

Le forum de Dakar est perçu comme une rencontre ouest-africaine, limitée à la famille francophone…

Nous avons tenu compte de ces reproches et l’effort a été fait cette année pour vraiment diversifier l’expertise. Soixante-dix spécialistes de tous domaines liés à la sécurité et au développement ont été invités pour prendre part aux débats. 70% de ces experts sont d’origine africaine. Ils sont arabophones, anglophones, lusophones, en provenance du Nigeria, d’Afrique du Sud, d’Ethiopie. Ce que nous voulons surtout, c’est que ces experts aient le temps de discuter en profondeur et de proposer des solutions que les Etats pourront appliquer pour combattre la violence qui empêche l’Afrique d’aller de l’avant.

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