Front de l’opposition : Le secrétariat exécutif permanent de l’APR monte au créneau !

Le Collectif des 25 candidats à la candidature à l’élection présidentielle du 24 février vient de publier un communiqué dans lequel il rejette les décisions du Conseil constitutionnel (CC), accuse le Président Macky Sall d’ourdir un complot pour perpétrer un coup d’état électoral et appelle les populations à l’insurrection. Face à cette situation, le secrétariat exécutif permanent de l’APR  a sorti un contre-communiqué, publié in extenso, pour apporter la réplique.

Le rejet des décisions du Conseil constitutionnel

Il y a chez cette opposition une mauvaise foi et une misère intellectuelle manifeste qui jurent d’avec le bon sens et l’esprit républicain. En effet, comment les recalés à l’examen du parrainage peuvent-ils sans sourciller, regarder les admis, au nombre de quatre parmi eux et accuser le CC d’avoir aidé ces derniers à passer ? Comment ceux-ci peuvent-ils accepter d’être ainsi accusés par leurs collègues d’avoir triché à cet examen, avec l’aide du CC sans daigner réagir face une telle injure ?  C’est là un manque de probité intellectuelle de courage et de dignité face à des gens qui n’ont pas plus de mérite qu’eux.

L’inconséquence manifeste de cette opposition réside encore dans le fait qu’après avoir accepté les règles de l’examen du parrainage et s’être déployée pour le réussir, devant l’autorité judiciaire en charge de valider les candidatures conformes aux normes édictées, qu’après être allée jusqu’à la formulation de recours devant cette autorité, se retourne contre celle-ci pour l’accuser de partialité, l’accabler d’injures et déchirer ses décisions largement motivées, sur la base du droit et en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution. C’est à la fois manquer de fair-play et violer la légalité à partir de laquelle, ils ont posé tous leurs actes du début à la fin du processus du parrainage. A ce jeu de yoyo, l’opposition sera toujours perdante. Car elle ne peut être juge et partie. Se soumettre à la loi et à ses règles, participer aux simulations et tests de vérification, accepter les explications du juge constitutionnel, devant des tiers (observateurs de la société civile) assister à la vérification de ses parrainages du début à la fin et, devant le verdict du juge, refuser celui-ci et vouloir se faire juge à la place du juge reconnu dans son rôle, dès le départ. C’est du jamais vu !

Par cet acte, le C25 foule aux pieds la légalité républicaine et se met en porte à faux avec leur prétention à vouloir diriger ce pays, à prendre en main la destinée de près de 15 millions de sénégalais.

Si ce ne sont des enfantillages, cela y ressemble tant leur attitude est grotesque, ridicule, faisant penser à cet élève qui échoue à son examen et qui, après la proclamation des résultats, demande au jury de le déclarer admis ou de se démettre, sinon il brûle le pays. Certains mêmes sont allés jusqu’à demander la suppression de l’examen et de déclarer tout le monde admis.

Les accusations portées contre le chef de l’Etat

Bien entendu, pour cette opposition tout Cela entre dans un plan conçu par le président Macky Sall pour se proclamer vainqueur dès le premier tour de l’élection. Mais cette accusation n’est pas nouvelle. Elle est une amplification de celle qui a été construite depuis longtemps, depuis 2014, aux locales, réaffirmée en 2016, lors du referendum, réchauffée en 2017, aux dernières législatives.

Pourtant le Président Macky Sall a appelé au dialogue, mis en place autour du ministre de l’intérieur, puis pour rassurer tout le monde, autour d’une personnalité de la société civile, un cadre de discussion sur l’ensemble du processus électoral de décembre 2017 à février 2018. L’opposition radicale, celle qui s’agite aujourd’hui a refusé de discuter des règles électorales, préférant boycotter les rencontres. Les conclusions et recommandations retenues par les acteurs présents ont été traduites en loi. Quand il s’est agi de répondre à leur demande d’audit du fichier électoral, procédé qui a toujours prévalu dans ces circonstances avec l’intervention d’experts étrangers, l’opposition radicale a encore boycotté les travaux. La médiation entreprise par la société civile auprès du Président Macky Sall a amené ce dernier à lancer un Nième appel pour discuter des modalités d’application de la loi avant son vote. Toujours égale à elle-même, l’opposition a de nouveau boycotté rejetant ainsi la main tendue par le chef de l’Etat. Leur attitude infantile, paradoxale de refus de se présenter à la table discussion ne les empêchait pas de courir les plateaux de télévision et les studios de radio pour débattre avec les représentants de la majorité présidentielle. On refuse d’un côté ce qu’on accepte de l’autre. Se faisant des illusions sur leur représentativité, ils ont préféré appeler à la rue, pensant ainsi faire reculer la majorité par la pression. Devant les échecs répétés de ces tentatives d’imposer par la rue leurs positions sur les règles du jeu électoral, l’opposition a accepté la loi sur le parrainage et s’est mise en devoir de rester dans la légalité républicaine.

Il est des accusations qui ne résistent pas à l’analyse pour quiconque est doué de raisons. Car s’il était possible de traficoter les élections, l’opposition n’aurait pas pu gagner Dakar, Kédougou, Mbacké, Touba, etc., lors des élections passées. Comment et quand, peut-on dans tous les bureaux de vote, en présence de la Cena et des représentants des candidats de l’opposition, plus nombreux que ceux de la majorité, peut-on changer les résultats dépouillés devant tout le monde, les procès verbaux signés et affichés devant chaque bureau, avant la remontée des résultats au niveau départemental ?

En vérité, cette opposition-là est consciente de sa faiblesse face à la majorité au pouvoir. Elle sait parfaitement qu’elle est incapable de battre le candidat Macky Sall dont la force ne réside pas seulement dans sa majorité parlementaire, mais dans l’hégémonie politique écrasante qu’il exerce, avec sa grande coalition, sur l’ensemble du territoire national, avec à son actif 530 communes sur 557, 40 départements sur 45. L’opposition a une conscience claire de ce que les réalisations du président dans tous les domaines au bénéfice des populations sont d’une telle ampleur, d’une telle consistance, du « Lamb daj » qu’aucun citoyen honnête, aucun observateur objectif ne peut hésiter un seul instant pour reconnaître le caractère populaire et progressiste des politiques mises en œuvre dans le pays, depuis 2012.

Voilà pourquoi, l’opposition qui se sait déjà perdante, tente de justifier par anticipation sa défaite avec des affabulations et des manipulations de la réalité aux fins d’intoxiquer l’opinion.

L’appel à l’insurrection et au coup d’Etat

Devant une telle situation, il ne leur reste plus qu’à appeler à nouveau à l’insurrection, en l’enrobant d’un discours victimaire pour faire croire qu’elle veut « résister » contre l’oppression, « la dictature ». Propos aussi fallacieux que risibles, si l’on ne considérait pas la situation de la cible visée par ces appels, les jeunes et les femmes, êtres vulnérables dont certains peuvent être trompés de bonne foi et répondre aux appels incendiaires.

Nous en aurions ri, si nous ne pouvions déceler dans les propos de l’opposition des appels en direction des militaires et des paramilitaires qui ne sont rien d’autres que des appels hypocrites au coup d’état militaire. C’est dire combien ces gens là plongent dans le désarroi, au point d’en perdre la tête et de faire appel aux « élèves et étudiants », comme l’avait tenté Wade, il n’y a pas longtemps.

Nous en aurions ri, si nous ne savions, pour l’avoir vécu, la capacité de nuisance d’une frange de l’opposition revancharde dont on connaît les tendances à la violence avec la mort de 12 jeunes citoyens en 2011, le saccage de maisons de presse, plus loin encore la mort de 16 policiers, tués sur les allées du centenaire, l’assassinat de Me Babacar Seye du Conseil constitutionnel dont les commanditaires courent toujours.

C’est pour ces raisons que BBY, fidèle à son option pour la paix, condamne avec la dernière énergie ces déclarations incendiaires de l’opposition radicale et invite les populations de quelque bord qu’elles se situent à rejeter de tels appels à la violence et demande à tous, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes de rester mobilisés et vigilants, de faire confiance dans l’autorité et la fermeté de l’Etat à faire respecter l’ordre républicain pour préserver la paix et la sécurité des biens et des personnes.

Dans cette perspective, BBY appelle à la raison ceux qui dans l’opposition sont encore soucieux de préserver la stabilité et la paix dans notre cher Sénégal afin qu’ils se ressaisissent. De même, les organisations de la société civile préoccupée par une telle situation doivent élever la voix contre ces appels à la violence.

BBY appelle ses militants et sympathisants à s’engager avec détermination dans la campagne qui s’ouvre bientôt et à œuvrer dans ce cadre pour aider les populations à se mobiliser massivement dans la discipline et la paix pour aller voter le jour du 24 février dans le calme et la sérénité afin de réélire, dès le premier tour, le Président Macky Sall.

Dakar, le 22 janvier 2019                                                                                                   Le SEP de BBY

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